Emissions de radio

Le jour de la sirène janvier 2016: entretien avec Sacha Zanco.

Le jour de la sirène, l’émission mensuelle de Radio.graphie et La voix des rroms diffusée en direct sur FPP (106.3) tous les premiers mercredi du mois de 17 heures à 18 heures, vous propose l’écoute d’un entretien réalisé par Maïssoun avec Sacha Zanko, représentant des  » gens du voyage » en Provence, administrateur de l’association ANGVC ( association nationale des gens du voyage citoyen et non plus catholique).

sacha zenco

Sacha Zenco

Ce mercredi Dj Rrom and roll est à la technique et saimir et maissoun au micro. Dj rrom and roll anime vos soirée avec de la musique de balacnas, musique tsigane, remix etc.

et en podcast ICI;

Une émission autour des aires d’accueil.

Je vous propose d’écouter un entretien avec Sacha Zanko, rom kalderash représentant des gens du voyage venu de Toulon, invité à l’assemblée nationale avec d ‘autres représentants des gens du voyage par les députés Monique Rabin et Dominique Raimbourg ( député de Loire Atlantique) nouveau président de la commission consultative des gens du voyage. Cette commission avait été abrogée en juin 2014 pour « disfonctionnement », – on ne connaît pas la nature de disfonctionnement, le nombre de participant a été limité et les discours officiel insiste sur le fait que les gens du voyage y sont associés. Cette commission doit servir à l’élaboration des politiques publiques en direction des gens du voyage.

Aprés la lecture du texte paru dans Médiapart de Lise Foisneau, doctorante en anthropologie à l’Université d’Aix-Marseille, Cécilia Demestre, habitante des aires d’accueil depuis 26 ans et Valentin Merlin, étudiant en sociologie et titulaire d’un livret de circulation qui considèrent que « l’actuel débat autour de la suppression du livret de circulation pour les gens du voyage et de l’obligation faite aux communes de plus de 5 000 habitants d’aménager une aire d’accueil cache la disparition programmée d’une culture et d’un mode de vie. »
Que cache l’actuel débat autour de la suppression du livret de circulation pour les gens du voyage et de l’obligation faite aux communes de plus de 5 000 habitants d’aménager une aire d’accueil ? La disparition programmée d’une culture et d’un mode de vie.
Qu’est-ce qu’une aire d’accueil ?
Prenons l’exemple de la seule aire d’accueil de Marseille. Située dans la zone industrielle de Saint-Menet, entre l’autoroute, la voie ferrée et une centrale électrique, cette aire se trouve à 400 mètres de l’usine chimique nauséabonde Arkéma, site classé SEVESO. En dépit des mises en gardes répétées de l’association France Nature Environnement (FNE 13) qui constate « l’insuffisance des possibilités de confinement, [pour] à peine la moitié des personnes concernées, et ouvertes seulement lors des heures ouvrables », rien n’a été fait pour faire face à un accident ; et les conséquences de cette pollution pour la santé des habitants sont celles que l’on imagine.
L’architecture des lieux n’a rien à envier à son environnement : le terrain rectangulaire de l’aire d’accueil est entouré d’un grillage et, par endroit, de barbelés ; un unique accès au terrain ne permet pas d’évacuation d’urgence. Au centre, un bâtiment administratif muni de grilles de sécurité permet une surveillance des vingt-huit emplacements à 360°. De part et d’autre d’une voie goudronnée, chaque emplacement dispose de blocs sanitaires individuels : des toilettes à la turque et, en guise de douche, un pommeau qui pend au milieu d’un mètre carré de béton. Pour séjourner dans ce lieu, il faut déposer une caution de 60 euros et payer 2 euros par jour sans compter l’eau et l’électricité.
Triste portrait de ce que les gens du voyage nomment sans hypocrisie un « terrain désigné ». Pour autant, l’aire d’accueil de Marseille est assez prisée. Pourquoi ? Son unique arbre permet de jouir d’un peu d’ombre et ses deux caniveaux permettent l’écoulement partiel des eaux. Autre raison de l’attractivité de l’aire de Marseille, son faible coût : on n’exige parfois jusqu’à 12 euros pour séjourner dans un lieu sans sanitaires et douches privatifs.
Ainsi, Dominique Raimbourg, le député rapporteur de la commission des lois, peut-il faire « le pari, […] que spontanément les aires d’accueil des gens du voyage ne seront occupées que par des gens du voyage ». Aucun risque que des touristes confondent une aire d’accueil avec un camping !
  
Une politique de sédentarisation
Ce qu’on ne dit pas, c’est que la loi Besson de juillet 2000 poursuit une politique ancienne de sédentarisation qui vise à obliger les gens du voyage à séjourner dans des lieux inhospitaliers. Pas de meilleure pédagogie pour faire comprendre que les voyageurs n’ont pas leur place en France. Et le message est parfaitement passé. Aussi, M. Raimbourg a-t-il raison d’affirmer que sur les 350 000 à 400 000 personnes de ce groupe, seul 100 000 voyagent et « les autres voyagent beaucoup moins, de moins en moins pour certains, et se sédentarisent ». Si la gauche peut se féliciter de la suppression du livret de circulation et de la réaffirmation de la loi Besson, on peut s’interroger sur l’effet réel de ces dispositions sur le mode de vie des gens du voyage.

L’article 13 de la Déclaration des droits de l’Homme stipule que « toute personne a le droit de circuler librement » à l’intérieur d’un État. Mais la politique de dissuasion du nomadisme remonte au moins au carnet anthropométrique de 1912. A l’époque, ces dispositions, moins subtiles, passaient par un harcèlement policier : le carnet anthropométrique devait être signé par les autorités à chaque fois qu’une roulotte arrivait sur un lieu et à chaque fois qu’elle en repartait. La loi de 1969 était, comme le fait remarquer M. Dominique Raimbourg, « plus humaine et plus douce » : les rapports quotidiens entre les gens du voyage et les forces de l’ordre étaient plus espacés puisqu’il fallait faire viser le carnet tous les trois mois.

Après une première offensive frontale du gouvernement français, il a été décidé de s’en prendre insidieusement, non plus aux personnes, mais aux lieux de vie. En 2000, la loi Besson impose aux communes de plus de 5 000 habitants de disposer d’une aire d’accueil : cette loi fut saluée par la gauche comme un progrès car elle était censée respecter les différents modes de vie des citoyens français, alors qu’elle entérine en fait l’interdiction faite aux voyageurs de stationner sur les parcelles communales.
Les gouvernements français successifs procèdent à l’extinction d’un mode de vie qui est en trop profond désaccord avec le règne de la propriété privée et de la privatisation des espaces publics. Si les gens du voyage forment un « groupe social », comme le prétend Dominique Raimbourg, chacun sait que ce collectif a sa culture propre. Il s’agirait donc d’inventer un mot synonyme d’ « ethnocide » pour parler de la disparition d’un tel groupe.
…….
  • j’ai voulu mettre en parallèle le texte de Lise Foisneau , car il montre l’envers de la médaille si je puis dire  et les craintes de certains à voir disparaître leur mode d’habiter et leur mobilité avec la fin de ce carnet de circulation pourtant à la base discriminatoire. Cette politique « sectorielle » comme la définie l’asso HALEM visant a circonscrire un groupe de personne par une appellation administrative « gens du voyage » n’aide pas a y voir plus clair. En effet que ce soit les associations des gens du voyage comme l’ANGVC ou Halem ( habitants de logements éphémères ou mobile, Chacun travail a une politique visant a l’entrée dans le droit commun et a une concertation avec les personnes concernées : voyageurs, collectivités.

    La proposition de loi relative au statut, à l’accueil et à l’habitat des Gens du voyage, de Dominique Raimbourg, adoptée en première lecture par l’Assemblée Nationale devrait être

    inscrite à l’ordre du jour du Sénat, début 2016 ». a annoncé Sylvia Pinel ancienne ministre du tourisme et désormais ministre du logement. Elle a également déclaré « Les Gens du voyage peuvent désormais élire domicile dans la commune de leur choix et peuvent ainsi prétendre à l’ensemble des droits, et notamment sociaux et civiques qui découlent de la domiciliation, tout en gardant un mode de vie mobile. » a telle ajouter. Ce qui est une nette avancé effectivement dans l’accès au droit commun, et notamment au droit de vote et a celui d’être élu dont la plus part des voyageurs étaient privés de fait.

    Mais le droit commun en terme de logement semble de plus en plus restrictif et peu a mène de comprendre différents modes de vies ou d’intégrer des solutions simples aux problèmes de logement. On le voit dans la non application des réquisitions de logements vides, dans la chasse au squatteurs, ou celle visant les autodestructions. Dans la loi ALUR, si le terme caravanne a été remplacé par celui de d’habitations démontable, elle stipule que ces habitats devront être sur des terrains constructible !

     

  • Une autre point me semble important a souligner, la gestion des aires d’accueil, qui comme les foyers, les villages d’insertion sont autant de lieux de gestions d’habitats groupé privant leurs habitants des même droit qui protèges des locataires. Ces lieux sont en parties géré par des entreprises privées, parfois issu du public, se faisant une spécialité de ce type de logements hors du droit locatif, ainsi le problème du règlement intérieur souvent abusif se retrouve dans toutes ses configurations plaçant les habitants en position de grande soumissions face a leur gérant allant jusqu’a entraver leur capacité d’organisation elle l’est relaie de fait une position de sous-citoyen.
  • Je voulais revenir sur ces communes qui développe d’ autre forme de stationnement que celle en aire d’accueil, mai que le gouvernement ne voit pas forcément d’un bon œil cette souplesse de gestion qui selon lui ne pousse pas les collectivités a avoir des aires d’accueil. C’est dans l’excellent dossier de Olivier Berthelin qui date de 2010 sur les dépêches tsigane que nous avons trouvé ces informations. Olivier Berthelin dont l’actualisation du travail nous manque.

Même lorsque les aires aménagées n’existent pas, les collectivités disposent d’une boite à outils légaux leur permettant de gérer les stationnements en évitant autant que possible les conflits. « Faute pour une commune de disposer d’une aire de stationnement aménagée pour un séjour prolongé, elle doit tolérer le stationnement des non-sédentaires pendant une période minimum de halte sur des terrains de passages qui ne nécessitent pas d’ailleurs l’installation d’équipements coûteux », « Il résulte des principes ainsi dégagés par la jurisprudence du Conseil d’Etat que chaque maire (…) désigne un terrain de passage qui convienne au séjour temporaire des gens du voyage », précise la circulaire, qui considère que la durée de la halte ne peut être inférieure à 48 heures.

Ainsi, la commune rurale d’Herbitzheim (Bas-Rhin), nullement concernée par le schéma départemental, met à disposition un terrain communal et des compteurs forains pour les fluides, a disposition des familles de passage, ou

Albertville (Savoie), formalise les stationnements par des conventions calquées sur les locations de salles à des associations.

Par ailleurs certaines aires d’accueil semblent plus agréable qu’ailleurs selon les gestionnaires en place qu’ils soient privés ou communaux.

Le mois dernier :

A Clichy le une famille dans un appartement occipé à Clichy au 12 bis de la rue Doc Emile Roux, batiment appartenant a la SEMERCLI ( société mixte, dont le maire Rémi Muzeau est le président ). Expulsée de la maison et de la ville, poussé par la police jusqu’à la frontière parisienne.

Le foyer cara, dont nous avions reçu deux invités au mois d’octobre, connaissent de vivent émotions. Au cours du mois d’octobre la mairie leur a coupé l’eau, et debut décembre un incendie a eu lieu au rez-de chaussé, ce fut la panique, mais il n’y a pas eu de victimes a déplorer. Les habitants ne partiront pas sans être relogé.

Sur Leur face book : foyer cara on peut lire aussi datant du 16 décembre que : Le centre de rétention du Mesnil Amelot ne laisse plus entrer dans ces « locaux » les visiteurs extérieurs ! Les copains incarcérés au C.R.A. n’ont PLUS D EAU NI ELECTRICITE depuis dimanche après midi !!! Ca devient le bordel à l intérieur on ne peux donc plus apporter clopes, et autres bien précieux tel que le réconfort !!!

Restons sur les infos concernant les foyers : Une rafle téléguidée par le gestionnaire ADOMA a eu lieu au foyer Mac Seguin dans le 18ème le 15 décembre : plus de 40 personnes ont été interpellées par les forces de police. Plus de 20 ont ensuite été conduites dans des CRA (Centres de rétention administrative), puis leur mise en rétention a été confirmée par le juge, y compris en appel, malgré les irrégularités manifestes de procédure.
L’opération de contrôle avait été demandée par le bailleur ADOMA, en raison de différends avec les résidents (grève des loyers…) : elle ne pouvait donc concerner que les parties communes de ce foyer, en l’absence de toute réquisition du procureur.
Or les policiers sont rentrés dans les chambres qui constituent des parties privatives, ont exigé la présentation de papiers d’identité sur place et ont embarqué tous ceux qui ne pouvaient pas les présenter.

Manifestation samedi 9 janvier à 14H30 devant le foyer 3 rue Marc Seguin dans le 18ème. Metro  Max Dormoy

  • Dernières nouvelles :« Nous allons enfin commencer à vivre… »Le collectif de résidents du foyer Centenaire à Montreuil ont déménagé le 22 décembre 2015 dans la résidence sociale de l’avenue Pasteur. Ils attendaient ce relogement depuis le 4 juillet 1996, date de leur expulsion du foyer provisoire de la rue de la Nouvelle France (pour raison d’insalubrité) et la promesse faite en 1984 par la mairie de Montreuil de reconstruire le foyer Léon Gaumont, leur foyer initial.

    La résidence sociale dite du « Nouveau Centenaire » a permis en premier lieu leur relogement ensemble : la première de leurs revendications pour un relogement digne. Le modèle de co-gestion permettra aux résidents une participation aux décisions prises sur leur nouveau lieu de vie.

    Cet établissement offre des logements individuels, partagés et des espaces collectifs afin de poursuivre les modalités d’une organisation collective et solidaire dont ils se revendiquent.

    « Nous allons enfin commencer à vivre… » Après des années d’hébergement provisoire et précaire, de mobilisations pour leur dignité, c’est un grand soulagement et la satisfaction d’être enfin loger dignement qu’expriment les résidents dont certains vivent à Montreuil depuis 1968.

    Quand au foyer rue du Centenaire (squat légalisé) qui a été occupé, faute de mieux, depuis octobre 1996 par ce collectif de Maliens et Mauritaniens, il a été fermé et gardienné à la suite du déménagement le 22 décembre puis il a fait l’objet d’un incendie dans la matinée du mercredi 30 décembre 2015. Aucun blessé, aucune arrestation.

  • Communiqué du MRAP Rhône : Un nouveau village ghetto :

suite à l’exfiltration d’environ 10 familles sur 70 des bidonvilles de Villeurbanne et Vaulx-en-Velin par la préfecture du Rhône. Celle-ci les à conduit ce mercredi matin sous escorte policière dans le « village d’insertion » de Saint-Genis-les-Ollières qui est en fait un véritable village ghetto !

Ce village ghetto situé à plus d’une heure de Lyon et gardienné 24h/24 par des vigiles est une honte pour ceux qui l’ont imaginé et pour les associations grassement subventionnées qui accompagnent cette opération.

Les Roms y seront parqués derrière des grillages de 2 m de haut avec une aumône de 4 € par jour et par adulte. Les enfants devront intégrer une classe ethnique qui leur sera réservée à l’intérieur du camp !

L’incohérence et l’incompétence de la préfecture qui a distribué des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) en masse en expliquant qu’elles visaient des personnes « en fin de droits » et qui accompagne ces mêmes personnes, maintenant en situation irrégulière, afin d’intégrer le « village d’insertion » doivent être dénoncé !

De même le coût du programme de la préfecture d’un montant de 3 millions d’euros dont 2 millions seraient destinés à l’achat des« containers » faisant office de logement pose question sur les conditions d’attribution de ce marché.

Nous dénonçons aussi la création d’une classe ethnique, composée uniquement d’enfants Roms, en dehors de tout établissement scolaire et en violation des lois de la République.

Ce programme va donc briser net la scolarisation d’enfants qui étaient scolarisées normalement, pour certains depuis plusieurs années.

Les Roms de la région lyonnaise ne sont pas des cobayes sur lesquels on peut pratiquer impunément des expériences illégales à des fins mercantiles et politiciennes.

Nous engagerons les recours juridiques nécessaires auprès des tribunaux français et des instances européennes afin d’obliger le préfet et les associations complices à respecter la loi.

 

Agenda : le 21 janvier à 19H la mediathèque matteo maximoff, 59 rue de l’ourcq, vous invite pour pour la sortie de du livre de Ginka : «  le voyage manouch, c’est ma vie » récit récolté par clara et paul Carriot, la rencontre sera animé par Alain Reynier anthropologue.

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